Rapport annuel de l'ASN 2008

services de médecine nucléaire s’équipent de gammacaméras couplées à un scanner (TEMP-TDM). 2⎮ 1⎮ 2 Le diagnostic in vitro Il s’agit d’une technique d’analyse de biologie médicale – sans administration de radionucléides au patient – permettant de doser certains composés contenus dans les fluides biologiques préalablement prélevés sur le patient: hormones, médicaments, marqueurs tumoraux, etc. Cette technique met en œuvre des méthodes de dosage fondées sur les réactions immunologiques (réactions anticorps – antigènes marqués à l’iode 125), d’où le nom de radioimmunologie ou RIA (RadioImmunology Assay). Les activités présentes dans les kits d’analyse prévus pour une série de dosages ne dépassent pas quelques kBq. La radioimmunologie est actuellement fortement concurrencée par des techniques ne faisant pas appel à la radioactivité telles que l’immunoenzymologie. 2⎮ 1⎮ 3 La radiothérapie interne vectorisée La radiothérapie interne vectorisée vise à administrer un radiopharmaceutique dont les rayonnements ionisants délivrent une dose importante à un organe cible dans un but curatif ou palliatif. Certaines thérapies nécessitent l’hospitalisation des patients pendant plusieurs jours dans des chambres spécialement aménagées du service de médecine nucléaire jusqu’à élimination par voie urinaire de la plus grande partie du radionucléide administré. La protection radiologique de ces chambres est adaptée à la nature des rayonnements émis par les radionucléides. C’est en particulier le cas du traitement de certains cancers thyroïdiens après intervention chirurgicale. Ils sont réalisés par l’administration d’environ 4000 MBq d’iode 131. D’autres traitements peuvent être réalisés en ambulatoire. Ils consistent par exemple à traiter l’hyperthyroïdie par administration d’iode 131, les douleurs des métastases osseuses d’un cancer par le strontium 89 ou le samarium 153, la polyglobulie par le phosphore 32. On peut aussi réaliser des traitements des articulations grâce à des colloïdes marqués à l’yttrium 90 ou au rhénium 186. Enfin, la radio-immunothérapie, apparue plus récemment, permet de traiter certains lymphomes au moyen d’anticorps marqués à l’yttrium 90. 2⎮ 1⎮ 4 La pénurie de technétium 99m Depuis septembre 2008, et probablement encore au cours du premier trimestre 2009, l’activité des unités de médecine nucléaire a été fortement perturbée par des difficultés Appareil de tomographie à émission de positons à l’hôpital Tenon à Paris Manipulation de produits radioactifs dans le service de médecine nucléaire du CHU de Nantes (Loire-Atlantique) – Septembre 2007 256

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