Rapport annuel de l'ASN 2008

240 mesures à prendre pour empêcher ou réduire les effets des rayonnements ionisants sur la santé des personnes, y compris par les atteintes portées à l’environnement et de participer à la diffusion de l’information. Devant la multiplicité des émetteurs possibles d’une alerte et des circuits d’alerte associés, il est nécessaire d’identifier un guichet unique où aboutissent toutes les alertes et d’où elles sont répercutées vers les autres acteurs. Le guichet unique est le centre de traitement de l’alerte centralisé des appels de secours des sapeurs-pompiers (CODISCTA) joignable par le 18. Une ligne téléphonique spéciale (numéro d’urgence radiologique 0 800 804 135) a été ouverte en 2003 par l’ASN. Elle est destinée à recevoir les appels signalant des incidents mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants utilisées hors INB et reste accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les informations fournies lors de l’appel sont transmises à un responsable de l’ASN qui agit en conséquence. En fonction de la gravité de l’accident, l’ASN peut activer son centre d’urgence à Paris. Une fois les pouvoirs publics alertés, l’intervention comporte généralement quatre phases principales: la prise en charge des personnes impliquées, la confirmation du caractère radiologique de l’événement, la mise en sécurité de la zone et la réduction de l’émission et enfin la mise en propreté. Le maire ou le préfet coordonne les équipes d’intervention en tenant compte de leur compétence technique et décide des mesures de protection. Dans ces situations, la responsabilité de la décision et de la mise en œuvre de mesures de protection appartient: – au chef de l’établissement exerçant une activité nucléaire (hôpital, laboratoire de recherche…) qui met en œuvre le PUI prévu à l’article L. 1333-6 du code de la santé publique (si les risques présentés par l’installation le justifient) ou au propriétaire du site pour ce qui concerne la sécurité des personnes à l’intérieur du site; –au maire ou au préfet pour ce qui concerne la sécurité des personnes sur le domaine accessible au public. Au cours de l’année 2008, l’ASN a conduit des réflexions approfondies pour la mise en place d’un système d’astreinte au sein de l’ASN permettant ainsi d’améliorer encore la réponse en situation d’urgence. 2⎮ 1⎮ 3 Le centre d’urgence de l’ASN Pour mener à bien ses missions, l’ASN dispose de son propre centre d’urgence, équipé d’outils de communication et informatiques qui lui permettent: – d’alerter rapidement les agents de l’ASN; –d’échanger des informations dans des conditions fiables avec ses multiples interlocuteurs. La mise en œuvre du centre d’urgence ne préjuge pas de la gravité de la situation. En cas d’alerte, le gréement de ce centre offre à l’ASN les moyens techniques de gestion et de communication facilement accessibles pour tous les acteurs. Ce centre d’urgence a été mis en œuvre en situation réelle, à l’occasion d’incidents survenus sur les centrales nucléaires de Nogent-sur-Seine et du Blayais, en 2005. En 2007, le centre d’urgence a été gréé dans la nuit du 9 avril 2007 lors d’une perte d’alimentation électrique survenu à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly et le 5 avril 2007 lors de l’accident de transport survenu sur le territoire de la commune de Fère-Champenoise (51). Centre d’urgence de l’ASN à Paris lors d’un exercice d’urgence nucléaire à la centrale de Chinon (Indre-et-Loire) – Novembre 2006

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