La fabrication du combustible puis le retraitement de celui-ci à l’issue de son passage dans les réacteurs nucléaires constituent le cycle du combustible. En 2007, les installations du cycle du combustible n’ont pas connu de problème notable de sûreté. Cependant, dans un contexte où les contraintes économiques se font de plus en plus présentes, l’ASN veille à ce qu’à ce que la sûreté nucléaire reste la première priorité des exploitants. L’intégration au sein du groupe AREVA de l’ensemble des exploitants du cycle du combustible français a conduit à accroître la cohérence entre les différentes installations, cohérence favorable à la sûreté. À cet égard, le groupe AREVA a poursuivi en 2007 la mutation de ses activités sur le site du Tricastin, avec l’arrêt annoncé d’anciennes installations telles que l’INB COMURHEX ou EURODIF. Cette installation sera remplacée par une nouvelle usine d’enrichissement par centrifugation qui apportera une amélioration sensible de la sûreté du fait notamment de la réduction des quantités d’UF6. L’ASN considère ces évolutions comme positives. Sur le site de Romans-sur-Isère, l’année 2007 aura été marquée par la poursuite de la campagne de mise en service des nouveaux équipements associés à la rénovation de l’usine de la société FBFC et par la réévaluation de la 376 La mise en service du premier creuset froid sur le site de La Hague est prévue en 2011, afin de conditionner les solutions entre 2011 et 2017. Vidange du bâtiment 119 de l’INB 38 Une stratégie globale a été mise en œuvre par l’exploitant afin de traiter en priorité les fûts de déchets alpha existants qui sont actuellement entreposés dans le bâtiment 119. Pour ce faire, l’ASN a autorisé, fin 2006, l’exploitant à réceptionner, entreposer dans des conditions satisfaisantes au plan de la sûreté et traiter dans l’atelier D/E EB de l’INB 118 des fûts de déchets alpha provenant des usines françaises de fabrication du combustible MOX. L’ASN instruit une demande déposée en juillet 2007 visant à élargir cette autorisation aux fûts de déchets alpha produits en ligne sur le site de La Hague pour que les capacités de traitement soient entièrement dédiées au bâtiment 119 et ainsi réduire la durée de vie de cette installation. Une nouvelle unité par compactage, permettant de traiter un volume plus important de déchets alpha, sera mise en service en 2013. 3⎮ 2⎮ 2 La cessation définitive d’exploitation des usines UP2 400 et de l’installations STE 2 Le 30 décembre 2003, l’exploitant a fait part de sa décision d’arrêter, au 1er janvier 2004, le traitement des combustibles irradiés dans l’usine UP2 400. Cette notification était accompagnée d’un dossier présentant les opérations prévues durant la phase de cessation définitive d’exploitation (CDE) des différents ateliers concernés de cette usine et de la station de traitement des effluents associée. De plus, l’exploitant s’est organisé en conséquence, avec la mise en place du projet ORCADE qui est chargé des opérations de CDE des ateliers d’UP2 400 et des programmes de reprise des déchets anciens. La phase de CDE permet à l’exploitant d’effectuer certaines opérations pour préparer l’installation à la phase de démantèlement. Ces opérations doivent, soit être couvertes par le référentiel d’exploitation, soit faire l’objet de demandes d’autorisations à l’ASN. Dans le cas des ateliers HAO/Sud et MAPu, l’exploitant a déposé des dossiers de sûreté pour la réalisation d’opérations de démontage de certains équipements (notamment boîtes à gants et cisaille) qui n’ont plus d’utilité. Certaines de ces opérations ont été réalisées en 2005 et 2006. Pour l’année 2007, l’exploitant a demandé la poursuite du démontage des équipements, notamment du bâti cisaille. La demande d’autorisation est en cours d’examen par l’ASN. Par ailleurs, l’ASN a fortement incité AREVA NC, à plusieurs reprises, à déposer au plus vite le dossier de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement (MAD/DEM) des INB correspondant à l’usine UP2 400 et à l’installation STE 2, à savoir les INB 33, 38 et 80. Les réflexions actuelles menées par l’exploitant amèneraient à la constitution d’un dossier de MAD/DEM en plusieurs étapes. Dans ce cadre, l’exploitant a déposé une version provisoire des dossiers relatifs à l’INB 80 en mai 2007; la transmission de ceux des autres INB (33, 38 et 47) est prévue au premier trimestre 2008. L’INB 80 continuera toutefois à recevoir les combustibles qui ne peuvent pas être reçus sur les ateliers de tête des usines UP3 et UP2 800 en attendant les modifications nécessaires à ces réceptions dans l’une de ces deux usines et assurera le transfert vers les piscines d’UP3 et d’UP2 800. 4 PERSPECTIVES
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