372 La réception des emballages de transport et l’entreposage du combustible usé sont les premières opérations effectuées dans l’usine. À leur arrivée à l’usine de retraitement, les emballages sont déchargés, soit sous eau, en piscine, soit à sec, en cellule blindée étanche. Le combustible est alors entreposé dans des piscines. Le combustible usé, après cisaillage des crayons, est séparé de sa gaine métallique au cours d’une opération de dissolution à l’acide nitrique. Les morceaux de gaine, insolubles dans l’acide nitrique, sont évacués du dissolveur, rincés à l’acide puis à l’eau et transférés vers une unité de conditionnement. Les solutions issues du dissolveur sont ensuite clarifiées par centrifugation. La phase de séparation des solutions consiste à séparer les produits de fission et les transuraniens de l’uranium et du plutonium contenus, puis l’uranium du plutonium. Après purification, l’uranium, sous forme de UO2(NO3)2, est concentré et entreposé. Il est destiné à être converti en un composé solide (U3O8) dans l’installation TU5 de Pierrelatte. Après purification et concentration, le plutonium est précipité par de l’acide oxalique, séché, calciné en oxyde de plutonium, conditionné en boîtes étanches et entreposé. Le plutonium peut être utilisé dans la fabrication de combustibles MOX. Le plutonium provenant de combustibles étrangers est retourné aux exploitants du pays d’origine. Les opérations de production, depuis le cisaillage jusqu’aux produits finis, mettent en œuvre des procédés chimiques et génèrent des effluents gazeux et liquides. Ces opérations génèrent également des déchets dits «de structure ». Les effluents gazeux se dégagent principalement lors du cisaillage des gaines et pendant l’opération de dissolution à l’ébullition. Le traitement de ces rejets s’effectue par lavage dans une unité de traitement des gaz. Certains gaz radioactifs résiduaires, en particulier le krypton, sont contrôlés avant d’être rejetés dans l’atmosphère. Les effluents liquides sont traités et généralement recyclés. Certains radionucléides, tels que l’iode et les produits les moins actifs, sont dirigés, après contrôle, dans l’émissaire marin de rejet en mer. Les autres sont dirigés vers des ateliers où ils seront incorporés dans une matrice solide (verre ou bitume). Le conditionnement des déchets solides est effectué sur le site. Deux méthodes sont utilisées: le compactage et l’enrobage dans du ciment. Les déchets radioactifs solides issus des combustibles irradiés des réacteurs français sont envoyés au Centre de stockage des déchets de faible et moyenne activité à vie Vue aérienne d’AREVA NC à La Hague
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