Toutefois, elle estime que des efforts doivent être poursuivis en 2008 en matière de rigueur dans la réalisation des essais périodiques. Elle estime également que le site doit se mettre en conformité par rapport à la réglementation des transports de matières radioactives. Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection des deux réacteurs de production de Saint-Laurent-des-Eaux rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. L’amélioration qui semblait se dessiner en 2006, en terme de rigueur d’exploitation et de respect des spécifications techniques d’exploitation, ne s’est pas concrétisée en 2007. L’ASN estime ainsi que le site doit progresser en matière de conduite des réacteurs, notamment en phase d’arrêt. En effet, les transitoires de mise à l’arrêt ou de redémarrage, à l’occasion des arrêts de 2007 pour maintenance et renouvellement du combustible, ont conduit à la déclaration de nombreux événements significatifs pour la sûreté. Des progrès devront aussi être réalisés en matière de coordination entre les services de maintenance et de conduite, mais également en matière de surveillance de la salle de commande. Centrale nucléaire du Tricastin L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection du CNPE du Tricastin se distinguent de manière positive et que ses performances en matière de protection de l’environnement sont en retrait par rapport à l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. L’ASN estime que la politique de réduction des arrêts automatiques de réacteur a porté ses fruits en 2007 mais que le site doit encore progresser dans la réalisation des essais physiques du cœur et dans le respect des spécifications techniques d’exploitation. Le site se distingue depuis 2006 de manière positive pour le suivi de ses équipements sous pression. En revanche, l’ASN estime que le site a régressé dans sa prise en considération de l’environnement dans les phases d’exploitation et lors du traitement des effluents. 12 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 359 Pour ce qui relève des centrales nucléaires d’EDF, l’année 2007 a été marquée par des événements importants qui vont contribuer à orienter le travail et les actions de contrôle de l’ASN en 2008. Après un avis favorable de l’ASN, le Gouvernement a signé le 10 avril 2007 le décret d’autorisation de création du réacteur EPR de Flamanville. Cette année, des travaux de préparation du site ont été engagés et la construction de l’installation a débuté sous le contrôle de l’ASN. Ce contrôle de la construction, réalisé par sondage et proportionné aux enjeux de sûreté, se poursuivra jusqu’à l’autorisation de mise en service de l’installation. En parallèle, l’ASN poursuivra également l’examen anticipé de certains éléments du dossier réglementaire de demande de mise en service, notamment les méthodes des études d’accidents ainsi que les principes de conduite de l’installation. L’ASN poursuivra en 2008 son investissement dans des coopérations internationales, bilatérales et multilatérales, sur les nouveaux réacteurs afin, d’une part, de confronter ses pratiques à celles de ses homologues étrangers et, d’autre part, de favoriser le partage d’expérience entre experts. En particulier, après le succès des premiers travaux lancés par WENRA concernant l’harmonisation de la sûreté des réacteurs en exploitation en Europe ayant abouti en 2007 à l’adoption par les dix-sept pays membres d’une version finalisée de niveaux de référence, l’ASN poursuivra son investissement en matière de coopération et d’harmonisation de la sûreté. Concernant les niveaux de référence adoptés par les pays européens de WENRA en 2006, l’ASN compte proposer d’ici 2010 au Gouvernement leur transcription dans un ensemble cohérent de textes réglementaires (arrêtés ministériels, décisions de l’ASN) et para réglementaires (guides de l’ASN). Cet effort de développement à court terme d’une réglementation concernant les réacteurs nucléaires de puissance répond également à l’objectif de l’ASN de se préparer à l’arrivée éventuelle en France d’un nouvel exploitant de centrales nucléaires. En effet, il n’est pas exclu qu’un opérateur autre que l’opérateur public historique EDF décide le lancement d’un nouveau projet en France (par exemple, le groupe franco-belge SUEZ qui exploite déjà sept réacteurs nucléaires en Belgique via sa filiale Electrabel). 6 PERSPECTIVES
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