Rapport annuel de l'ASN 2007

4⎮ 3 La gestion des déchets technologiques La majeure partie des opérations associées à la gestion des déchets issus de l’exploitation et de la maintenance des réacteurs nucléaires sont abritées dans les bâtiments des auxiliaires nucléaires (BAN), les bâtiments des auxiliaires de conditionnement (BAC) et les bâtiments de traitement des effluents (BTE). Des constats effectués avaient montré que la gestion des déchets dans les bâtiments BAN, BAC et BTE n’était pas satisfaisante en termes de sûreté (confinement, protection vis-à-vis du risque incendie) et de radioprotection. Des demandes avaient été adressées à EDF en 2002 en vue de corriger cette situation. L’ASN a engagé l’examen des études remises par EDF pour améliorer la conception et l’exploitation des bâtiments d’entreposage ou de traitement des déchets. EDF a également réalisé des travaux d’amélioration de ces bâtiments en 2004. Les analyses de sûreté ont cependant montré des insuffisances dans l’évaluation des risques en raison de l’absence de référentiel précis décrivant le domaine de fonctionnement des activités liées à la collecte, au traitement ou à l’entreposage de déchets dans ces bâtiments. Les campagnes d’inspections menées par l’ASN en 2005 et 2006 sur la gestion des déchets ont mis en évidence la prise de conscience par l’exploitant de la nécessité 12 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 349 L’impact radiologique des rejets L’impact radiologique calculé des rejets maximaux figurant dans les dossiers de demandes d’autorisations d’EDF sur le groupe de population le plus exposé reste bien dans la limite dosimétrique admissible pour le public. La dose efficace annuelle délivrée au groupe de référence de la population figurant dans les demandes d’autorisations de rejets et de prélèvements d’eau d’EDF est estimée de quelques microsieverts à quelques dizaines de microsieverts par an. À titre d’exemple, la dose efficace annuelle correspondant aux valeurs limites demandées par EDF pour le renouvellement des autorisations de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, a été évaluée à 2,3 μSv par an. Les rejets réels en 2007 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ayant été inférieurs aux limites de rejets imposées, la dose efficace annuelle réelle en 2007 est inférieure à cette valeur. Graphique 9: rejets radioactifs liquides

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