La tomothérapie permet de réaliser des irradiations en combinant la rotation continue d’un accélérateur d’électrons au déplacement longitudinal du patient en cours d’irradiation. La technique utilisée se rapproche du principe des acquisitions hélicoïdales réalisées en scanographie. Un faisceau de photons de 6 MV à 8 Gy/min, mis en forme par un collimateur multi-lames permettant de réaliser une modulation de l’intensité du rayonnement, va permettre aussi bien de réaliser des irradiations de grands volumes de forme complexe que de lésions très localisées éventuellement dans des régions anatomiques indépendantes les unes des autres. Il est également possible de procéder à l’acquisition d’images dans les conditions du traitement et de les comparer avec des images scanographiques de référence afin d’améliorer la qualité du positionnement des patients. Cette technique est employée actuellement dans près d’une centaine de centres aux États-Unis et en Europe. Trois dispositifs de ce type ont été installés en France à partir de fin 2006 et sont utilisés pour traiter des patients depuis le premier trimestre 2007. La radiothérapie extra-crânienne en condition stéréotaxique avec bras robotisé aussi appelée «radiochirurgie robotisée» consiste à utiliser un petit accélérateur de particules produisant des photons de 6 MV, placé sur le bras d’un robot de type industriel à 6 degrés de liberté. En combinant les possibilités de déplacement du robot autour de la table de traitement et les degrés de liberté de son bras, il est ainsi possible d’irradier par des faisceaux multiples non co-planaires des petites tumeurs difficilement accessibles à la chirurgie et à la radiothérapie classique. Ils permettent de réaliser des irradiations en conditions stéréotaxiques qui peuvent également être asservies à la respiration. Compte tenu des possibilités de mouvement du robot et de son bras, la radioprotection de la salle de traitement ne correspond pas aux standards habituels et devra donc faire l’objet d’une étude spécifique. Actuellement, plusieurs centres européens (Allemagne, Pays-Bas, Espagne et Italie) pratiquent cette technique. En France, deux installations de ce type ont été mises en service fin 2006 et une troisième installation au cours du premier trimestre 2007. 3⎮ 2 Chiffres clés: le développement du nombre d’accélérateurs Les installations de radiothérapie externe Le parc d’installations de radiothérapie est en développement et comprend 388 appareils de traitement implantés dans 182 centres de radiothérapie qui ont, pour la moitié d’entre eux, un statut public et, pour l’autre moitié, un statut libéral (chiffres 2007). 667 radiothérapeutes sont recensés dans le répertoire ADELI dont 42% libéraux et 56% salariés. Les unités de curiethérapie Ce parc comprend 109 unités de curiethérapie (chiffres 2007). 3⎮ 3 Règles techniques et administratives Les règles de gestion des sources radioactives en radiothérapie sont analogues à celles définies pour l’ensemble des sources scellées, quel que soit leur usage. 3⎮ 3 ⎮ 1 Règles techniques applicables aux installations de radiothérapie externe Les machines doivent être implantées dans des salles spécifiquement conçues pour assurer la radioprotection des personnels; ce sont en fait de véritables blockhaus (l’épaisseur des parois peut varier de 1 m à 2,5 m de béton ordinaire). Une installation de radiothérapie se compose d’une salle de traitement incluant une zone technique où se trouve l’appareillage, d’un poste de commande extérieur à la salle et, dans le cas de certains accélérateurs, de locaux techniques annexes. La protection des locaux, en particulier de la salle de traitement, doit être déterminée de façon à respecter autour de ceux-ci les limites annuelles d’exposition des travailleurs et/ou du public. Une étude spécifique pour chaque installation doit être réalisée par le fournisseur de la machine, en liaison avec la PSRPM et la personne compétente en radioprotection (ou le service compétent en radioprotection) de l’établissement dans lequel elle doit être implantée. Cette étude permet de définir les épaisseurs et la nature des différentes protections à prévoir, qui sont détermiInstallation de tomothérapie 252
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