Rapport annuel de l'ASN 2007

234 situations d’urgence. Ces exercices sont également l’occasion de former les intervenants de terrain, de l’ordre de 300 personnes par exercice. 3⎮ 2 Évaluer pour s’améliorer Des réunions d’évaluation sont organisées immédiatement après chaque exercice dans chaque poste de commandement de crise. L’ASN veille, avec les autres acteurs des exercices de crise, à identifier les bonnes et mauvaises pratiques mises en relief lors des réunions de retour d’expérience afin d’améliorer l’organisation dans son ensemble. Ces mêmes réunions de retour d’expérience sont organisées pour exploiter les enseignements des situations réellement survenues. Ainsi, les situations réelles survenues en 2006 et 2007 ont démontré l’importance de la communication en situation d’urgence en particulier pour informer suffisamment tôt le public et éviter la propagation de rumeurs qui pourraient entraîner un phénomène de panique pour la population. Les projets de protocoles internationaux ont été modifiés et visent à informer le plus tôt possible les autorités étrangères. Dans certains cas, l’exploitant est appelé à diffuser directement l’information d’un incident aux autorités étrangères. En outre, il est prévu que des critères d’alertes spécifiques soient diffusés aux associations de surveillance de la qualité de l’air. Les événements survenus sur les centrales nucléaires ont mis en lumière l’importance de définir des critères permettant la levée des mesures d’urgence. Ces éléments ont été intégrés dans le projet d’arrêté relatif à la maîtrise des risques. Graphique 1: nombre d’exercices nationaux de crise 1985-2007 Exercice PIRATOME L’ASN a participé à l’exercice PIRATOME organisé par le SGDN, le 4 avril 2007. Cet exercice a notamment permis de simuler une tentative de détournement d’un transport d’hexafluorure d’uranium enrichi (UF6) dans le département de l’Yonne et dans l’après-midi de suivre la concrétisation d’une menace terroriste impliquant une bombe sale dans le département du Loiret. Cet exercice qui a mobilisé l’ASN pendant toute la journée a globalement été bien compris. L’ASN a réalisé sa mission de recommandation aux pouvoirs publics sur les mesures à prendre sur le plan médical et sanitaire ou au titre de la sécurité civile. En outre, l’organisation interne de l’ASN pour la gestion des situations d’urgence radiologique s’est révélée adaptée pour la gestion de ce type de situation. Certains points d’amélioration du dispositif ont été identifiés lors de la réunion de retour d’expérience organisée par le SGDN et notamment la difficulté de situer le niveau de décision tant que le plan PIRATOME n’a pas été mis en œuvre. En outre, l’identification difficile en début d’exercice des produits radioactifs mis en œuvre complexifie une évaluation technique précise de la situation ainsi que la prise de décision adaptée pour la protection des populations. Les axes d’amélioration identifiés ont été pris en compte pour améliorer la réponse des pouvoirs publics qui pourraient être confrontés à une telle situation. La circulaire 800 relative à la doctrine nationale d’emploi des moyens de secours et de soins face à une action terroriste mettant en œuvre des matières radioactives est en cours de révision.

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