de posséder ponctuellement une radioactivité significative; en outre, leur enveloppe souvent constituée de métaux inoxydables resterait attractive pour des personnes creusant dans le stockage. Le devenir des sources usagées est abordé à l’article 4 de la loi du 28 juin 2006 qui prévoit «la finalisation pour 2008 de procédés permettant le stockage des sources scellées usagées dans des centres existants ou à construire». Par ailleurs, certains déchets contiennent des quantités notables de tritium, radioélément à vie courte, mais qui s’avère difficile à confiner du fait de sa mobilité, contrairement aux autres radionucléides. Les déchets de faible activité à vie longue Ces déchets proviennent le plus souvent d’activités industrielles conduisant à la concentration de radionucléides d’origine naturelle (ancienne industrie du radium, par exemple), ou de l’industrie nucléaire (comme, par exemple, le graphite irradié contenu dans les structures des anciens réacteurs de la filière uranium naturel-graphite-gaz [UNGG]). Les déchets de graphite ont une activité se situant entre dix mille et cent mille Bq par gramme, essentiellement des radionucléides émetteurs bêta à vie longue. Les déchets radifères sont principalement constitués de radionucléides émetteurs alpha à vie longue et possèdent une activité comprise entre quelques dizaines de Bq par gramme à quelques milliers de Bq par gramme. Du fait de leur longue durée de vie, ces déchets ne peuvent pas être éliminés dans un stockage de surface car il n’est pas possible de bénéficier de leur décroissance radioactive dans un délai compatible avec la permanence d’une surveillance institutionnelle. Cependant, leur faible dangerosité intrinsèque pourrait permettre d’envisager de les éliminer dans un stockage en subsurface, à une profondeur d’au moins une quinzaine de mètres. Les déchets de haute activité et les déchets de moyenne activité à vie longue Ces déchets contiennent des émetteurs de période longue, notamment des émetteurs de rayonnements alpha. Ils sont en grande majorité issus de l’industrie nucléaire. On distingue les déchets de moyenne activité, d’une part, et les déchets de haute activité, d’autre part. Les déchets de moyenne activité sont principalement des déchets de procédé (coques et embouts de combustibles irradiés, boues provenant du traitement des effluents) et de maintenance en exploitation provenant des installations de traitement du combustible irradié et des centres de recherche, ou encore certains déchets activés issus du démantèlement d’installations nucléaires. L’activité de ces déchets est de l’ordre de un million à un milliard de Bq par gramme. Les déchets de haute activité ont généralement pour origine les produits de fission et d’activation issus du traitement des combustibles irradiés. Ces déchets, qui sont vitrifiés, se caractérisent par un dégagement de chaleur important (jusqu’à 4 kW par conteneur de 150 litres), qui rend nécessaire la mise en œuvre d’un moyen de refroidissement. On compte également parmi les déchets de haute activité les combustibles irradiés dans les réacteurs de recherche du CEA et ceux des combustibles irradiés d’EDF qui ne feraient pas l’objet d’un retraitement. Le niveau d’activité de ces déchets se situe dans des gammes de plusieurs milliards de Bq par gramme. Il n’existe pas actuellement de filière d’élimination de ces déchets, qui sont pour le moment entreposés dans des installations nucléaires. Des recherches pour leur élimination sont menées conformément à l’article 3 de la loi du 28 juin 2006 (voir point 62). 434 Vitrification d’une solution de produits de fission et d’activation
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