Rapport annuel de l'ASN 2006

Le procédé de conditionnement retenu aujourd’hui par COGEMA consiste en l’incorporation des boues dans du bitume sur la base d’un procédé existant dans l’atelier STE 3. En 2002, COGEMA a été autorisée à réaliser des prélèvements dans l’un des silos. Le résultat de l’analyse mené en 2003 par l’ASN et son appui technique a montré que des développements importants étaient encore nécessaires pour permettre la reprise industrielle. Dans ce cadre, l’exploitant a transmis, en 2004, des justifications complémentaires dans la perspective de débuter les opérations de conditionnement dès 2005. De plus, il s’est engagé à produire 3000 fûts pour les trois premières années de mise en œuvre, tout en poursuivant les investigations sur des solutions alternatives. L’ASN a demandé à l’exploitant de valider les hypothèses retenues par la réalisation d’une campagne expérimentale. Le retour d’expérience de cette campagne est en cours d’examen par l’ASN. La validation des hypothèses du dossier de 2004 par ces résultats expérimentaux pourra donner lieu à une autorisation pour une reprise industrielle. L’exploitant poursuit par ailleurs ses recherches concernant les procédés alternatifs. Les axes étudiés concernent la vitrification, la céramisation, la cimentation et le procédé de séchage (DRYPAC). Les deux premiers ont été écartés à la suite de problèmes de faisabilité technique, les derniers nécessitent des recherches complémentaires concernant le séchage préalable des boues. Silo HAO et SOC Le silo HAO contient différents déchets constitués par des coques et des embouts, des fines, des résines et des déchets technologiques issus de l’exploitation de l’atelier HAO depuis 1976. Les coques et embouts produits lors du cisaillage et de la dissolution des combustibles étaient placés dans des curseurs, eux-mêmes évacués vers leur lieu d’entreposage. De 1976 à 1987, le lieu d’entreposage était le silo HAO qui recevait en vrac les coques, les embouts et les couvercles de curseurs. À partir de 1988, et jusqu’en 1998, les curseurs contenant les coques et les embouts ont été exclusivement entreposés dans les piscines S1, S2, et S3 du SOC (Stockage organisé des coques). Le scénario de démantèlement, présenté en mars 2005 par l’exploitant, se décompose en cinq phases. Les deux premières consistent en la reprise et le conditionnement des déchets de structure et des déchets technologiques du silo. Les déchets ainsi repris seront transférés dans l’atelier ACC et conditionnés en colis CSD-C. La troisième phase comprend la reprise et le conditionnement des fines et des résines. La quatrième phase, la dernière pour le silo, consiste en la reprise des déchets de fond de silo par un équipement mécanique adapté. La cinquième phase comprend la reprise des curseurs du SOC qui seront vidés en fûts navette pour être acheminés vers l’atelier ACC. Les opérations de reprise nécessitent en préalable le démontage des équipements implantés sur la dalle du silo, la construction de la cellule de reprise ainsi que la qualification des matériels à utiliser. Les premiers démontages ont commencé en 2006. Silo 130 À la suite de l’annonce du report de la mise en place d’une filière d’élimination des déchets graphite, l’exploitant a annoncé qu’il remettait en cause sa stratégie, mais qu’en tout état de cause, l’objectif de reprendre les déchets contenus dans le silo 130 était maintenu. En conséquence, les opérations nécessiteront d’entreposer les déchets repris. Dans ce cadre, le projet actuel de l’exploitant présente quatre phases. La première phase consiste à transférer les déchets UNGG en fûts ECE avant leur entreposage dans l’atelier D/E EDS. La deuxième phase consiste en la vidange et le traitement de l’eau du silo dans les installations de STE. Les dernières phases permettront de reprendre les déchets de fond de silo ainsi que les gravats. Le démarrage des premiers essais in situ est aujourd’hui programmé en 2010. 375 CHAPITRE LES INSTALLATIONS DU CYCLE DU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE 13

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