Rapport annuel de l'ASN 2006

351 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 Les effectifs sont globalement suffisants. Les arrêts de réacteurs et la surveillance des activités réalisées par les prestataires sont toutefois des activités pour lesquelles les effectifs peuvent se montrer insuffisants. Un manque de connaissance des règles de sécurité et des risques sur les chantiers ainsi que des délais de réalisation tendus pénalisent parfois les conditions de travail. De façon générale, EDF doit améliorer l’intégration des aspects liés aux facteurs humains et organisationnels dans les activités de terrain, en particulier dans le domaine de la maintenance. Des plans d’actions ont été mis en place pour améliorer la rigueur dans les activités d’exploitation et de maintenance. Le projet «Performance humaine», en cours de déploiement, a pour objectif l’amélioration de la fiabilité des interventions, en association avec un renforcement de la présence des managers sur le terrain. L’ASN estime que des progrès sont encore nécessaires, notamment en termes de contrôle interne, de surveillance des activités confiées aux prestataires et de rigueur dans l’application des documents de référence. Plus généralement, les comportements individuels et collectifs doivent être empreints d’une meilleure culture de sûreté et de radioprotection. 5 1 2 Appréciation par site L’appréciation des centrales du parc d’EDF qui suit résume l’évaluation par l’ASN des performances de chacun des sites en matière de sûreté, de radioprotection et d’environnement. Cette évaluation est elle-même construite sur les résultats des contrôles réalisés par l’ASN en 2006, en particulier à travers les inspections, le suivi des arrêts de réacteurs et l’analyse du traitement des événements et incidents significatifs par EDF, ainsi que sur la connaissance par les inspecteurs des sites qu’ils contrôlent. Elle prend en compte des éléments qualitatifs plus que quantitatifs. Elle représente le point de vue de l’ASN sur l’année 2006 et contribue à orienter les actions de contrôle de l’ASN en 2007. Mais le niveau de sûreté d’un site n’est pas figé et peut évoluer d’une année à l’autre. Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire L’ASN considère que les performances en matière de sûreté et de radioprotection du site de Belleville-sur-Loire rejoignent globalement l’appréciation formulée au paragraphe 511. Elle estime que le site doit progresser en matière de rigueur d’exploitation. En 2006, l’ASN est en particulier intervenue pour rappeler à l’exploitant la nécessité de respecter strictement les spécifications techniques d’exploitation (STE). L’inspection de revue menée en fin d’année a confirmé des lacunes dans ce domaine, ainsi qu’en matière de traitement des écarts et d’organisation. Centrale nucléaire du Blayais L’ASN considère que les performances en matière de sûreté et de radioprotection du site du Blayais rejoignent globalement l’appréciation formulée au paragraphe 511. Elle estime qu’en 2006, le site a progressé en matière de rigueur d’exploitation. Toutefois, l’ASN constate une dégradation dans la prise en compte de la radioprotection lors de la préparation et de la réalisation des opérations d’exploitation et de maintenance. Par ailleurs, elle a observé en 2006 une tendance à la démobilisation des personnels concernés par la lutte contre l’incendie, après le feu survenu sur un transformateur en 2005. Centrale nucléaire du Bugey L’ASN considère que les performances en matière de sûreté et de radioprotection du site du Bugey rejoignent globalement l’appréciation formulée au paragraphe 511. L’ASN note en particulier les efforts du site en matière de protection de l’environnement et de gestion des déchets, matérialisés par la mise en place d’une politique de réduction de la production de déchets et d’optimisation des filières d’évacuation. Le site a également une forte volonté de réduire

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