Rapport annuel de l'ASN 2006

d’explosion, aux circuits d’azote pour celui de l’anoxie, au travail en hauteur, ou encore à la manutention de charges. Ces risques doivent être pris en compte au premier chef par l’exploitant, par l’application des réglementations en vigueur dans toute industrie, par l’analyse du risque que présentent les équipements ou les activités et par la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles, ou humaines appropriées. Il faut noter que les mesures propres à assurer la sécurité des personnes peuvent dans certains cas participer à la sûreté: c’est par exemple le cas de la prévention des risques d’explosion, de rupture d’équipement sous pression ou encore de chute de charges. Le contrôle de l’application de ces réglementations sur les centrales nucléaires est assuré, en application de l’article 57 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, par des agents de l’ASN. 4 RADIOPROTECTION ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT 4 1 La radioprotection des personnes intervenant dans les centrales nucléaires Dans une centrale nucléaire, les sources de rayonnements ionisants ont des origines diverses et incluent : –le combustible; –les équipements activés par le flux neutronique; –les particules issues de la corrosion du circuit primaire des réacteurs et véhiculées par le fluide primaire. Environ 80% de la dosimétrie des travailleurs est reçu lors des opérations de maintenance réalisées au cours des arrêts des réacteurs. La politique d’EDF En 1999, EDF a entrepris d’améliorer la mise en œuvre de la radioprotection afin d’établir un niveau d’exigence équivalent à celui de la sûreté notamment au travers: –de la définition d’une nouvelle organisation de la radioprotection; –de la mise en place de lieux d’échanges et de prise de décision; –de la constitution d’un référentiel de radioprotection permettant d’obtenir une meilleure maîtrise des aspects réglementaires et de cadrer différents sujets liés à la radioprotection (propreté radiologique, optimisation, métrologie…). L’ASN considère que cette démarche est adaptée pour remédier aux difficultés rencontrées dans les centrales. Elle a permis une réduction significative de la dosimétrie des travailleurs et en particulier de la dosimétrie collective, comme l’illustrent les graphiques ci-dessous. Les actions engagées par l’ASN En 2006, l’ASN a poursuivi l’examen de la bonne prise en compte par EDF des demandes formulées à la suite des actions d’évaluation et de contrôle menées entre 2002 et 2005 sur les réacteurs à eau sous pression. L’ASN a porté une attention particulière à la propreté radiologique, la chimie du circuit primaire, la gammagraphie et l’application de la démarche ALARA (outils informatiques, moyens organisationnels et matériels pour la comptabilisation des doses). Le résultat de ces actions et l’évaluation qui en découlent sont présentés au paragraphe 51 de ce chapitre. 339 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=