Pour remédier à cette anomalie, EDF a décidé de remplacer les filtres des puisards pour augmenter de façon significative les surfaces de filtration. Après avoir recueilli l’avis du Groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires placé auprès d’elle, l’ASN a estimé que des études complémentaires étaient nécessaires pour étayer certaines hypothèses, sans que cela ne fasse obstacle à la réalisation des modifications proposées. L’intégration de cette modification a débuté en 2005 sur trois réacteurs de 900 MWe et s’est poursuivie au cours de l’année 2006. EDF s’est engagé à corriger l’anomalie avant la fin de l’année 2009 sur l’ensemble des réacteurs et avant la fin de l’année 2007 sur les réacteurs les plus sensibles au phénomène de colmatage. Par ailleurs, dans le cadre de l’instruction du référentiel de conception du réacteur EPR, l’ASN a demandé à EDF de prendre toutes les dispositions afin de «pratiquement éliminer» le risque de colmatage des prises d’eau des systèmes d’injection de sécurité, d’aspersion dans l’enceinte de confinement et de refroidissement du récupérateur de cœur fondu. Ces dispositions ont fait l’objet durant l’été 2006 d’un examen technique, avec consultation du Groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires. Cet examen couvre à la fois, au titre de la défense en profondeur: –les facteurs à l’origine du risque de colmatage des prises d’eau, notamment la sélection des matériaux utilisés dans le bâtiment réacteur (choix des calorifuges, des peintures…); –les parades permettant, en situation dégradée, le non-colmatage des prises d’eau (dimensionnement des surfaces de filtration, possibilité de nettoyer les filtres par le biais d’une recirculation de l’eau en sens inverse sur les grilles). –Fuite d’eau de refroidissement dans la salle des machines Le 18 février 2006, à la centrale nucélaire de Nogent-sur-Seine, une fuite est survenue sur le circuit de refroidissement de la vapeur, dans la partie non nucléaire de l’installation. Ce circuit de refroidissement utilise les tours aéroréfrigérantes. La fuite est survenue à la sortie d’une pompe permettant le retour vers le fleuve d’une partie de l’eau prélevée. Des fissures dans les structures en béton de la pompe ont entraîné une fuite d’eau issue des tours aéroréfrigérantes dans la salle des machines des réacteurs 1 et 2 du site. Cela a conduit à la décision d’arrêter le réacteur 2 et à l’arrêt automatique du réacteur 1. L’anomalie n’a pas eu de conséquence directe sur la sûreté des deux réacteurs. Elle a toutefois fait l’objet par EDF, le 20 avril 2006, d’une déclaration d’événement significatif pour la sûreté, classé au niveau 1 de l’échelle INES. Des expertises ainsi que différents travaux de génie civil (injection dans les fissures, ancrage de la chape béton…) ont été réalisés. Un programme de visite systématique est mis en œuvre sur l’ensemble des réacteurs du palier 1300 MWe refroidis par des tours aéroréfrigérantes. 307 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 Nouveaux puisards mis en place par EDF en 2005
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