Rapport annuel de l'ASN 2006

radionucléides et des protocoles connus de préparation et d’administration, l’exposition des opérateurs, en particulier au niveau de leurs mains, pourrait atteindre ou dépasser les limites de doses fixées dans la réglementation. Dans ces conditions et dans l’attente des premiers dossiers de demande d’autorisation d’utilisation, l’ASN a engagé, outre le rappel des exigences réglementaires, des actions de sensibilisation, notamment en incitant au développement de systèmes automatisés de préparation et/ou d’injection de ces produits radioactifs. 2 2 Chiffres clés: près de 300 services de médecine nucléaire Ce secteur d’activité totalise 288 unités de médecine nucléaire en fonctionnement regroupant les installations in vivo et in vitro (chiffres 2005). La répartition des unités de médecine nucléaire entre secteur public et privé est respectivement de 220 et 68. En 2005, 48 unités de médecine nucléaire étaient dotées d’installations de tomographie par émission de positons (caméras TEPSCAN – caméra TEP couplée à un scanographe) utilisant principalement le fluor 18 sous forme de fluorodésoxyglucose (18FDG). La médecine nucléaire représente environ 550 praticiens spécialistes dans cette discipline auxquels il conviendrait d’ajouter 1000 médecins collaborant au fonctionnement des unités de médecine nucléaire (internes, cardiologues, endocrinologues…). 2 3 Des installations soumises à autorisation et aménagées pour prévenir le risque de contamination radioactive 2 3 1 Les règles d’aménagement et de fonctionnement d’un service de médecine nucléaire Compte tenu des contraintes de radioprotection liées à la mise en œuvre de radioéléments en sources non scellées, les services de médecine nucléaire doivent être conçus et organisés pour recevoir, stocker, préparer puis administrer aux patients des sources radioactives non scellées ou les manipuler en laboratoire (cas de la radio-immunologie). Des dispositions sont également à prévoir pour la collecte, l’entreposage et l’élimination des déchets et effluents radioactifs produits dans l’installation. Sur le plan radiologique, le personnel est soumis à un risque d’exposition externe, en particulier au niveau des doigts, du fait de la manipulation de solutions parfois très actives (cas du fluor 18 et de l’iode 131), ainsi qu’à un risque d’exposition interne par incorporation accidentelle de substances radioactives. Par ailleurs, les patients éliminant la radioactivité administrée par les urines, celles-ci feront l’objet d’un traitement spécial pour limiter les rejets dans le domaine public. Dans ces conditions, les services de médecine nucléaire doivent répondre à des règles d’aménagement spécifiques dont les dispositions essentielles sont décrites ci-dessous. 229 CHAPITRE UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 9 Source de Tl 201 dans un protège-seringue plombé prêt pour l’administration à un patient

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