Les dossiers de demande d’autorisations sont à établir avec un formulaire (téléchargeable sur www.asn.fr ou disponible auprès des divisions régionales de l’ASN). Ces dossiers, accompagnés des pièces constitutives demandées, sont à retourner à la division régionale territorialement compétente, chargée de l’instruction. L’obtention de l’autorisation est soumise à des critères d’opportunité (cas notamment des installations classées comme des équipements lourds), de compétence du praticien responsable et de conformité à des règles techniques d’aménagement de l’installation et d’organisation de la radioprotection. En 2006, l’ASN a notifié 203 décisions relatives à l’utilisation des scanners (autorisations de mise en service ou de renouvellement, notifications d’annulation). 2 LA MÉDECINE NUCLÉAIRE 2 1 Présentation des activités de médecine nucléaire La médecine nucléaire regroupe toutes les utilisations de radioéléments en sources non scellées à des fins de diagnostic ou de thérapie. Les utilisations diagnostiques se décomposent en techniques in vivo, fondées sur l’administration à un patient de radioéléments, et en applications exclusivement in vitro. 2 1 1 Le diagnostic in vivo Cette technique consiste à étudier le métabolisme d’un organe grâce à une substance radioactive spécifique - appelée radiopharmaceutique – administrée à un patient. La nature du radiopharmaceutique, qui a un statut de médicament, dépendra de l’organe étudié. Le radioélément peut être utilisé soit directement soit fixé sur un vecteur (molécule, hormone, anticorps…). À titre d’exemple, le tableau 2 présente quelques-uns des principaux radioéléments utilisés dans diverses explorations. Le technétium 99m, livré dans les services de médecine nucléaire sous forme d’un générateur, est de loin le radioélément le plus employé. Sa courte période radioactive de 6 heures et l’énergie limitée de son rayonnement gamma (140 keV) permettent d’optimiser la dose reçue par le patient. L’activité administrée à un patient pour un examen est de l’ordre de quelques centaines de mégabecquerels (MBq). La localisation dans l’organisme de la substance radioactive administrée se fait par un détecteur spécifique - appelé caméra à scintillation ou gamma-caméra – qui est constitué d’un cristal d’iodure de sodium couplé à un système d’acquisition et d’analyse par ordinateur. Cet équipement permet d’obtenir des images du fonctionnement des organes explorés (ou scintigraphie). S’agissant d’images numérisées, une quantification des processus physiolo226 Caméra à scintillation
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