Rapport annuel de l'ASN 2006

recommandations du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) du 7 octobre 1998 et du 7 décembre 2004. L’objectif est d’aboutir à la présentation d’une nouvelle doctrine iode, qui intégrera aussi les résultats des travaux d’harmonisation conduits parallèlement avec les pays frontaliers, au cours du mois de juin 2007. 3 4 3 Le traitement des conséquences post-accidentelles La phase dite post-accidentelle concerne le traitement des conséquences de l’événement. Elle recouvre le traitement des conséquences de nature variée (économiques, sanitaires, sociales), qui devraient être traitées sur le court, moyen, voire le long terme, en vue d’un retour à une situation jugée acceptable. En application de la directive interministérielle du 7 avril 2005, l’ASN est chargée, en relation avec les départements ministériels concernés, « d’établir le cadre, de définir, de préparer et de mettre en œuvre les dispositions nécessaires pour répondre à la situation post-accidentelle». Aux fins d’élaborer une doctrine post-accidentelle, l’ASN s’est d’abord attachée à développer l’aspect post-accidentel lors de la réalisation des exercices nationaux et internationaux (tels qu’INEX3) et à lancer une réflexion globale en fédérant tous les acteurs autour d’un comité directeur chargé de l’aspect post-accidentel: le CODIR-PA. L’ASN s’est fixée un délai de 2 ans pour aboutir à l’élaboration d’une doctrine relative à la phase post-accidentelle. L’exercice réalisé le 9 novembre 2006 autour de la centrale nucléaire de Chinon a permis d’examiner les aspects de levée des mesures de mise à l’abri ainsi que la décontamination du milieu bâti. 213 CHAPITRE LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE 8 Bilan de la campagne de pré-distribution d’iode en 2006 La campagne avait pour objectif d’obtenir un taux de couverture élevé et de permettre à toute personne venant s’installer dans la zone du PPI pendant les 5 ans de validité des comprimés de pouvoir facilement trouver un point de retrait local. La méthode retenue a consisté à lancer, une première phase de distribution des boîtes de comprimés autour des centrales nucléaires exploitées par EDF. Elle était basée sur un système de courrier personnel et nominatif à en-tête des pouvoirs publics et signé par la DDSC, l’ASN et l’Ordre des Pharmaciens. Un bon de retrait nominatif à présenter dans une des pharmacies indiquées au dos de la lettre était joint au courrier. Au total, ce sont 377444 courriers qui ont été envoyés. Un accompagnement spécifique a été organisé localement (actions d’information des pharmaciens d’officine, actions de communication auprès des acteurs locaux et de la population). À l’issue de cette première phase, le taux moyen de distribution a été estimé à environ 54%. Dans une deuxième phase, pour améliorer le taux de couverture dans les zones PPI concernées, une distribution complémentaire a été réalisée par envoi direct par courrier de la boîte de comprimés aux foyers qui ne sont pas venus la retirer. Au final, ce sont 408993 boîtes qui ont été distribuées en première ou en deuxième phase. Cette méthode permet de mieux maîtriser la distribution puisqu’elle permet de connaître précisément qui a reçu une boîte. Ainsi le taux final de couverture est proche de 100%. Par ailleurs, elle permet d’engager un partenariat renforcé avec les pharmaciens, ce qui offre la possibilité de disposer de points de contact identiques sur toutes les zones et clairement identifiés sur la durée des 5 ans de validité des comprimés. Pour assurer cette prestation dans la durée, un stock de boîtes sera disponible dans chaque pharmacie de la zone via la filière pharmaceutique.

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