Rapport annuel de l'ASN 2006

130 2 2 2 L’information du public Le deuxième volet du réseau national est lié à l’information du public par le développement d’un portail Internet par lequel seront accessibles les résultats des mesures de radioactivité et leur interprétation en termes d’impact radiologique. La documentation utile aux acteurs du réseau ainsi qu’à tout public non-spécialiste de la radioprotection de l’environnement y est rendue disponible. Ce portail est accessible à partir des sites Internet de l’ASN et de l’IRSN. Fenêtre d’information sur le réseau national en cours de développement, il constitue la première source d’information notamment pour ce qui concerne les agréments. Dans l’attente du développement de la base de données de mesures, prévue à l’horizon 2008, ce site regroupe des liens informatiques permettant d’accéder aux sites Internet des acteurs du réseau et à d’autres sites institutionnels sur la radioactivité de l’environnement. 2 3 Contrôler la qualité radiologique des eaux destinés à la consommation humaine Les nouveaux programmes de contrôle radiologique des eaux d’adduction publique et des eaux embouteillées non minérales (voir point 15 du chapitre 3) permettent de disposer d’un bilan complet de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine, sur la base notamment des mesures de radioactivités alpha et bêta globales et de celle du tritium. Les informations correspondantes sont intégrées progressivement dans le système d’information en santé/environnement des DDASS (SISE-Eau). Elles permettront de disposer d’un état décrivant la radioactivité naturelle des eaux distribuées. L’arrêté du 24 janvier 2005 fixe les conditions d’agrément des laboratoires pour la réalisation des prélèvements et des analyses du contrôle sanitaire des eaux. La liste des laboratoires agréés (6) est définie par un arrêté du 28 juin 2006. En 2006, 2 nouveaux laboratoires ont déposé un dossier pour obtenir cet agrément. 3 MAÎTRISER LES EFFLUENTS DES INB Comme toutes les autres industries, les INB génèrent des produits secondaires, radioactifs ou non, et ce, quels que soient les efforts faits en matière de prévention, recyclage ou de valorisation. Ces sousproduits peuvent être traités avant leur élimination en tant que déchets ou, lorsque leurs caractéristiques le permettent, rejetés sous forme d’effluents dans l’environnement. Après une démarche de réduction à la source de ces sous-produits, le choix entre le rejet d’effluents et la production de déchets est le résultat d’un processus d’optimisation propre à chaque installation. Il dépend notamment de la faisabilité de la récupération des radionucléides présents dans les effluents. Les procédés de confinement sous forme de déchets deviennent d’autant plus lourds et coûteux que la concentration en radionucléides est faible. En dessous d’un certain niveau, les radionucléides ne peuvent plus raisonnablement être récupérés, notamment parce que les opérations de confinement deviennent de nature à induire un impact radiologique sur les travailleurs sans commune mesure avec le gain espéré pour le public. Ils sont alors rejetés dans le milieu après vérification que leur impact sur le public et l’environnement est acceptable.

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