En 2009, la division de Châlons-en-Champagne de l’ASN a effectué 51 inspections des installations nucléaires (centrales EDF, installations de traitement des déchets radioactifs) et 61 inspections dans le domaine du nucléaire de proximité. Aucun incident de niveau supérieur à 1 sur l’échelle INES n’a été déclaré à la division au cours de l’année 2009. Dans le nucléaire de proximité, on dénombre 1 incident de niveau 2 sur l’échelle ASN-SFRO dans le domaine médical curiethérapie au CHU d’Amiens. 1⎮ 1 L’appréciation sur la sûreté nucléaire des installations nucléaires de base La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine L’ASN considère que la centrale de Nogent-sur-Seine poursuit ses efforts dans le déploiement d’un plan rigueur d’exploitation qui lui permet d’améliorer sa rigueur d’exploitation. Les résultats du site de Nogent-sur-Seine sont globalement satisfaisants dans les domaines de la sûreté, des équipements sous pression, de l’environnement et des transports de matières radioactives. En matière de radioprotection, les résultats en termes de dosimétrie intégrée restent également satisfaisants, malgré plusieurs faiblesses identifiées dans les prises de position du comité ALARA1 d’EDF visant à optimiser la dosimétrie des travailleurs. Néanmoins, l’ASN attend des améliorations dans le domaine du confinement et dans la qualité des contrôles périodiques associés. Le suivi des actions correctives n’est pas assez rigoureux, notamment dans le domaine du génie civil où certains défauts détectés par le site il y a plusieurs années ne sont toujours pas réparés. Les échéances associées aux actions correctives définies à la suite des événements significatifs ou des inspections de l’ASN sont souvent dépassées, malgré les multiples relances au service Sûreté Qualité du site EDF, qui n’ont pas été prises en compte. Cette année encore, les inspections de chantiers réalisées lors de la visite décennale ont révélé des lacunes en matière de propreté radiologique, de sécurisation des chantiers, d’évacuation des déchets et de la lutte contre l’incendie, notamment en ce qui concerne le Bâtiment de Traitement des Effluents. Au cours de l’année 2009, la centrale de Nogent-sur-Seine a déclaré trois incidents de niveau 1 et a connu deux arrêts automatiques de réacteur. La centrale nucléaire de Chooz L’ASN considère que les performances en termes de sûreté nucléaire et de radioprotection du site de Chooz B sont en baisse: l’année 2009 a été marquée par une stagnation du niveau de sûreté, notamment au cours du premier arrêt de l’année. L’analyse des événements significatifs en la matière montre fréquemment un défaut dans la préparation de l’activité qui ne permet donc pas aux intervenants de connaître au mieux les risques liés à la réalisation de l’intervention. L’utilisation inadéquate de documents de travail, parfois peu explicites, est également une source d’erreur conduisant à générer des écarts, comme c’est notamment le cas lors des actions de maintenance. Dans l’ensemble, les erreurs humaines ou les failles organisationnelles sont encore trop fréquentes et sont impliquées dans 80% des événements significatifs concernant la sûreté. La division de Châlons-en-Champagne est compétente pour contrôler la sûreté nucléaire et la radioprotection dans les 7 départements des régions ChampagneArdenne et Picardie. Au 31 décembre 2009, les effectifs de la division de Châlons-en-Champagne s’élèvent à 13 agents: 1 chef de division, 2 adjoints au chef de division, 8 inspecteurs et 2 agents administratifs, placés sous l’autorité d’un délégué territorial. Le parc d’activités et d’installations à contrôler en Champagne-Ardenne et Picardie par la division de Châlons-en-Champagne comporte: – la centrale nucléaire de Chooz A (en cours de démantèlement); – la centrale nucléaire de Chooz B (deux réacteurs de 1450 MWe); – la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (deux réacteurs de 1300 MWe); –le centre de stockage de déchets radioactifs de faible et moyenne activité à vie courte implanté à Soulaines-Dhuys dans l’Aube; –le laboratoire souterrain de recherche de l’ANDRA à Bure en vue de la création d’un stockage géologique de déchets radioactifs de haute activité à vie longue; –une centaine d’établissements médicaux autorisés dont: 12 services de radiothérapie, 4 services de curiethérapie, 13 services de médecine nucléaire; –environ 300 activités industrielles autorisées dont plus du tiers pour la détention de détecteurs de plomb dans les peintures; –une douzaine de laboratoires de recherches principalement implantés dans les universités de Champagne-Ardenne et Picardie. 3 L’ÉTAT DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION DANS LES RÉGIONS PICARDIE ET CHAMPAGNE-ARDENNE CONTRÔLÉES PAR LA DIVISION DE CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE 257 CHAPITRE LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION 8 1. « As Low As Reasonally Achievable » (« au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre » : principe de radioprotection dit aussi «principe d’optimisation»).
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