Rapport annuel de l'ASN 2008

multiples non coplanaires des petites tumeurs difficilement accessibles à la chirurgie et à la radiothérapie classique. Ils permettent de réaliser des irradiations en conditions stéréotaxiques qui peuvent également être asservies à la respiration. Compte tenu des possibilités de mouvement du robot et de son bras, la radioprotection de la salle de traitement ne correspond pas aux standards habituels et devra donc faire l’objet d’une étude spécifique. Actuellement, plusieurs centres européens (Allemagne, Pays-Bas, Espagne et Italie) pratiquent cette technique. En France, 3 installations de ce type ont été implantées à Nancy, Nice et Lille. 3⎮ 2 Règles techniques applicables aux installations Les règles de gestion des sources radioactives en radiothérapie sont analogues à celles définies pour l’ensemble des sources scellées, quel que soit leur usage. 3⎮ 2 ⎮ 1 Règles techniques applicables aux installations de radiothérapie externe Les machines doivent être implantées dans des salles spécifiquement conçues pour assurer la radioprotection des personnels; ce sont en fait de véritables blockhaus (l’épaisseur des parois peut varier de 1 m à 2,5 m de béton ordinaire). Une installation de radiothérapie se compose d’une salle de traitement incluant une zone technique où se trouve l’appareillage, d’un poste de commande extérieur à la salle et, dans le cas de certains accélérateurs, de locaux techniques annexes. La protection des locaux, en particulier de la salle de traitement, doit être déterminée de façon à respecter autour de ceux-ci les limites annuelles d’exposition des travailleurs et/ou du public. Une étude spécifique pour chaque installation doit être réalisée par le fournisseur de la machine, en liaison avec la PSRPM et la personne compétente en radioprotection (ou le service compétent en radioprotection) de l’établissement dans lequel elle doit être implantée. Cette étude permet de définir les épaisseurs et la nature des différentes protections à prévoir, qui sont déterminées en tenant compte des conditions d’utilisation de l’appareil, des caractéristiques du faisceau de rayonnement ainsi que de la destination des locaux adjacents, y compris ceux situés à la verticale. Cette étude doit figurer dans le dossier présenté à l’appui de la demande d’autorisation d’utiliser une installation de radiothérapie qui est instruite par l’ASN. En outre, un ensemble de systèmes de sécurité permet de renseigner sur l’état de la machine (tir en cours ou non) ou d’assurer l’arrêt de l’émission du faisceau en cas d’urgence ou d’ouverture de la porte de la salle d’irradiation. 3⎮ 3 ⎮ 2 Règles techniques applicables aux installations de curiethérapie Curiethérapie à bas débit Cette technique nécessite de disposer des locaux suivants: – une salle d’application, où les tubes vecteurs (non radioactifs) des sources sont mis en place sur le patient et leur bon positionnement contrôlé par des clichés radiologiques; –des chambres d’hospitalisation spécialement renforcées pour des raisons de radioprotection où les sources radioactives sont posées et où le patient demeure durant son traitement; –un local de stockage et de préparation des sources radioactives. Pour certaines applications (utilisation du césium 137 en gynécologie), il est possible d’utiliser un projecteur de sources dont l’emploi permet d’optimiser la protection des personnels. Curiethérapie à débit pulsé Cette technique ne peut être conduite que dans les unités pratiquant déjà la curiethérapie à bas débit. Les chambres affectées à l’hospitalisation des patients relevant de cette technique doivent avoir des protections radiologiques adaptées à l’activité maximale de la source radioactive utilisée (en règle générale 18,5 GBq d’iridium 192). Curiethérapie à haut-débit L’activité maximale utilisée étant de 370 GBq d’iridium 192, les irradiations ne peuvent être effectuées que dans un local dont la configuration s’apparente à une salle de radiothérapie externe et disposant des mêmes dispositifs de sécurité. 262

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=