1⎮ 1 Présentation des équipements et du parc La radiologie est fondée sur le principe de l’atténuation différentielle des rayons X dans les organes et tissus du corps humain. Les informations sont recueillies soit sur des films radiologiques soit – et de plus en plus souvent – sur des supports numériques permettant le traitement informatique des images obtenues, leur transfert et leur archivage. Le radiodiagnostic, la plus ancienne des applications médicales des rayonnements, est la discipline qui regroupe toutes les techniques d’exploration morphologique du corps humain utilisant les rayons X produits par des générateurs électriques. Occupant une place prépondérante dans le domaine de l’imagerie médicale, il comprend diverses spécialités (radiologie conventionnelle ou interventionnelle, scanographie, angiographie et mammographie) et une grande variété d’examens (radiographie du thorax, de l’abdomen…). La demande de l’examen radiologique par le médecin doit s’inscrire dans une stratégie diagnostique tenant compte de la pertinence des informations recherchées, du bénéfice attendu pour le patient, du niveau d’exposition attendu et des possibilités offertes par d’autres techniques d’investigation non irradiantes (voir le guide du bon usage des examens en imagerie médicale, chapitre 3). 1⎮ 1⎮ 1 Le radiodiagnostic médical La radiologie conventionnelle Elle met en œuvre le principe de la radiographie classique, et couvre la grande majorité des examens radiologiques réalisés. Il s’agit principalement des examens osseux, du thorax et de l’abdomen. La radiologie conventionnelle peut se décliner en trois grandes familles: –le radiodiagnostic réalisé dans des installations fixes réservées à cette discipline; 1 LES INSTALLATIONS DE RADIODIAGNOSTIC MÉDICAL ET DENTAIRE Depuis plus d’un siècle, la médecine fait appel, tant pour le diagnostic que pour la thérapie, à diverses sources de rayonnements ionisants qui sont produits soit par des générateurs électriques, soit par des radionucléides. Si leur intérêt et leur utilité ont été établis au plan médical de longue date, ces techniques contribuent cependant de façon significative à l’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Elles représentent, en effet, après l’exposition aux rayonnements naturels, la deuxième source d’exposition pour la population et la première source d’origine artificielle (voir chapitre 1). La protection des personnels qui interviennent dans les installations où sont utilisés des rayonnements ionisants pour des finalités médicales est encadrée par les dispositions du code du travail; cette réglementation a été mise à jour en novembre 2007 (voir chapitre 3). Les installations elles-mêmes et leur utilisation doivent satisfaire à des règles techniques et administratives spécifiques tandis que l’utilisation des sources radioactives relève de règles spécifiques de gestion contenues dans le code de la santé publique, également mises à jour en novembre 2007 (voir chapitre 3). La réglementation technique a, de plus, été considérablement renforcée ces dernières années avec la création d’un corpus réglementaire nouveau dédié à la radioprotection des patients (voir chapitre 3). Le principe de justification des actes et le principe d’optimisation des doses délivrées constituent le socle de cette nouvelle réglementation. Toutefois, contrairement aux autres applications des rayonnements ionisants, le principe de limitation de la dose délivrée au patient ne s’applique pas, du fait du bénéfice qu’il en retire pour sa santé, puisqu’une certaine dose est requise soit pour obtenir une image de qualité diagnostique soit pour obtenir l’effet thérapeutique recherché. Depuis 2005, l’ASN a enregistré de nombreuses déclarations d’événements dans le domaine de la radiothérapie. Certains sont restés sans conséquences sanitaires connues à ce jour mais d’autres ont conduit à des complications graves pour les patients et ont pu, dans quelques cas, entraîner un décès. Dans ce contexte, l’ASN procède depuis 2007 à l’inspection de tous les centres de radiothérapie en prenant notamment en compte les facteurs organisationnels et humains. Dans le même temps, en complément de la publication des critères de déclaration des événements significatifs de radioprotection, l’ASN a mis au point, en concertation avec la SFRO, une échelle de gravité des événements affectant des patients dans le cadre d’une procédure médicale de radiothérapie. 9 CHAPITRE LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 251
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