389 CHAPITRE LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET LES AUTRES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES 14 première divergence a été effectuée le 31 août 1973. Sa puissance nominale est de 563 MWth. Par ses caractéristiques et ses performances, cette installation constitue un outil considéré comme indispensable par le CEA pour mener à bien les programmes de recherche sur la combustion du plutonium (programme CAPRA) et l’incinération des actinides (programme SPIN). Ces programmes de recherche s’inscrivent dans le cadre de l’article L. 542-1 à L.542-14 du code de l’environnement relatif aux recherches sur les déchets radioactifs. En 2002, après d’importants travaux de rénovation du réacteur, l’ASN a indiqué au CEA qu’elle considérait que des réponses satisfaisantes avaient été apportées sur les sujets liés au réexamen de sûreté de l’installation et qu’elle n’avait pas d’objection à la reprise du fonctionnement du réacteur, à la puissance partielle de 350 MWth, pour les 6 cycles d’irradiations restant à effectuer (soit 720 JEPP). L’année 2007 a été consacrée à la poursuite du programme d’irradiations expérimentales. L’ASN estime toujours que l’exploitant doit être particulièrement vigilant sur les phénomènes de vieillissement des composants de l’installation et sur la prise en compte des facteurs humains et organisationnels dans la conduite du réacteur. Par ailleurs, le CEA élabore depuis 2005 son programme concernant la mise à l’arrêt définitif et le démantèlement du réacteur en vue de l’arrêt programmé en 2009. Ce programme comportera la mise en œuvre d’installations pour traiter le sodium de PHÉNIX et éventuellement d’autres installations du CEA. 1⎮ 2 ⎮ 3 Les laboratoires a) Les laboratoires d’expertise de matériaux ou de combustibles irradiés Ces laboratoires, appelés également «laboratoires chauds», constituent des outils majeurs d’expertise pour les grands exploitants nucléaires. Autrefois très nombreux, ils ont été recentrés dans deux pôles: un consacré aux matériaux irradiés à Saclay et l’autre au combustible à Cadarache. Du point de vue de la sûreté, ces installations doivent répondre aux normes et règles des grandes installations nucléaires du cycle du combustible, mais l’approche doit également être proportionnée aux risques. •Le laboratoire d’examen des combustibles actifs (LECA) (Cadarache) Le LECA est un laboratoire d’examen, destructif et non destructif, de combustibles irradiés issus des différentes filières de réacteurs électronucléaires ou expérimentaux, et de structures ou appareillages irradiés de ces filières. À la suite de son réexamen de sûreté en 2001, un programme de remise à niveau important, comprenant notamment des opérations pour améliorer la tenue au séisme du génie civil, a été conduit au LECA. Il devrait s’achever en août 2009 avec la déconstruction du bâtiment «U02» réduisant ainsi les interactions entre bâtiments. Au vu de l’importance et de l’avancement des travaux de rénovation engagés, l’ASN a indiqué qu’elle n’avait pas d’objection à la poursuite de l’exploitation de l’installation jusqu’en 2015 et à la mise en œuvre du nouveau référentiel de sûreté. Par ailleurs, le CEA a indiqué son intention d’étendre la durée d’exploitation du LECA audelà de cette date en réalisant des renforcements parasismiques complémentaires. Cette option sera examinée lors du prochain réexamen de sûreté. •La station de traitement, d’assainissement et de reconditionnement (STAR) du LECA (Cadarache) L’installation STAR, conçue pour la stabilisation et le reconditionnement des combustibles irradiés de la filière UNGG, réalise également des examens destructifs et non destructifs sur les combustibles irradiés de type REP. Au-delà de l’instruction du dossier de réexamen de sûreté de l’installation qui doit être transmis fin 2007, l’ASN devra instruire les nombreuses demandes de modifications de l’installation à venir dans le cadre des programmes du CEA (par exemple réaménagement de la cellule 1 et laboratoire VERDON). •Le Laboratoire d’étude et de fabrication de combustibles avancés (LEFCA) (Cadarache) Le LEFCA est un laboratoire en charge de la réalisation d’études de base sur le plutonium, l’uranium, les actinides et leurs composés sous toutes leurs formes Hall du réacteur PHÉNIX à Marcoule
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