Nickel Inconel 600 non traité thermiquement (600 MA), principalement affectés de fissurations par corrosion sous contrainte (voir paragraphe 3⏐4⏐2). En plus de la surveillance en exploitation, les générateurs de vapeur sont soumis tous les dix ans à une épreuve hydraulique, dans le cadre de la visite décennale des réacteurs (voir paragraphe 1⏐2⏐3): le circuit primaire subit un test global de résistance à une pression supérieure à sa pression normale de fonctionnement. Lors des deuxièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe réalisées depuis 2002, des fuites importantes ont été constatées sur certains des générateurs de vapeur les plus affectés par la corrosion sous contrainte. Après avis de la SPN de la commission centrale des appareils à pression, l’ASN a demandé à EDF la mise en place de mesures particulières de contrôle et de maintenance de ces générateurs de vapeur. EDF a proposé un programme de remplacement anticipé conduisant à planifier le remplacement des générateurs de vapeur des dix réacteurs de 900 MWe encore équipés de faisceaux tubulaires en Inconel 600 MA au plus tard lors des troisièmes visites décennales. En parallèle, EDF a défini des programmes d’obturation préventive de tubes et poursuit le programme d’étude et d’expertise pour les réacteurs de 900 MWe et de 1300 MWe équipés de générateurs de vapeur avec faisceaux tubulaires en alliage Inconel 600 traité thermiquement (600 TT) engagé depuis 2005 afin de mieux comprendre leur comportement en épreuve hydraulique et de déterminer les moyens permettant d’éviter les fuites durant les épreuves. Par ailleurs, dans la nuit du 11 au 12 février 2006, une fuite importante entre les circuits primaire et secondaires, ayant atteint un débit de 500 litres par heure, a conduit à l’arrêt du réacteur de Cruas 4. Cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES. L’expertise menée par EDF a permis de déterminer que la fuite provenait d’un défaut du générateur de vapeur n° 2 au niveau de la plaque entretoise supérieure. Deux événements similaires, mais ayant conduit à des fuites beaucoup moins importantes, avaient déjà eu lieu à Cruas. La cinétique très rapide de ce défaut, apparu et développé en moins de trois mois après plus de vingt ans de fonctionnement, laisse penser à un nouveau phénomène de dégradation par fatigue vibratoire, vraisemblablement lié à la conception du générateur de vapeur et à un taux de colmatage élevé des plaques entretoises supérieures. Onze autres réacteurs équipés de générateurs de vapeur de conception identique seraient susceptibles de développer le même phénomène. EDF a mis en œuvre un programme de maintenance et de contrôles préventifs. En parallèle, l’exploitant recherche activement à établir précisément l’origine du Vue face externe du tube fissuré Illustration de colmatage Vue face interne du tube fissuré 12 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 337
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