La demande de l’examen radiologique par le médecin doit s’inscrire dans une stratégie diagnostique tenant compte de la pertinence des informations recherchées, du bénéfice attendu pour le patient, du niveau d’exposition attendu et des possibilités offertes par d’autres techniques d’investigation non irradiantes (voir le guide du bon usage des examens en imagerie médicale, chapitre 3). 1⎮ 1⎮ 1 Le radiodiagnostic médical Dans le domaine médical, outre la radiologie conventionnelle, sont mises en œuvre des techniques plus spécialisées permettant d’élargir le champ des investigations. La radiologie conventionnelle Elle met en œuvre le principe de la radiographie classique, et couvre la grande majorité des examens radiologiques réalisés. Il s’agit principalement des examens osseux, du thorax et de l’abdomen. La radiologie conventionnelle peut se décliner en trois grandes familles : –le radiodiagnostic réalisé dans des installations fixes réservées à cette discipline; –le radiodiagnostic mis en œuvre ponctuellement à l’aide d’appareils mobiles, notamment au lit du malade; cette pratique est cependant limitée au cas des patients intransportables; –le radiodiagnostic effectué au bloc opératoire comme outil contribuant à la bonne exécution d’actes chirurgicaux: sont utilisés dans ce cas des générateurs à rayons X mobiles équipés d’amplificateur de luminance fournissant, sur écran (radioscopie), des images exploitables en temps réel et permettant d’adapter le geste chirurgical. La radiologie interventionnelle Il s’agit de techniques utilisant la radioscopie avec amplificateur de brillance, la radiographie et nécessitant des équipements spéciaux permettant de réaliser certaines opérations soit à visée diagnostique (examen des artères coronaires…) soit à visée thérapeutique (dilatation des artères coronaires…). Elles nécessitent souvent des expositions de longue durée des patients qui reçoivent alors des doses importantes pouvant être à l’origine dans certains cas d’effets déterministes des rayonnements (lésions cutanées…). Les personnels, intervenant le plus souvent à proximité immédiate du patient, sont également exposés à des niveaux plus élevés que lors d’autres pratiques radiologiques. Dans ces conditions, compte tenu des risques d’exposition externe qu’elle engendre pour l’opérateur et le malade, la radiologie interventionnelle doit être justifiée par des nécessités médicales clairement établies et sa pratique doit être optimisée pour améliorer la radioprotection des opérateurs et des patients. L’angiographie numérisée Cette technique, utilisée pour l’exploration des vaisseaux sanguins, repose sur la numérisation d’images avant et après injection d’un produit de contraste (opacifiant). Un traitement informatique permet de s’affranchir des structures osseuses environnant les vaisseaux par soustraction des deux séries d’images. 242 Salle de radiologie conventionnelle Appareil de mammographie
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