l’exploitant a déposé des dossiers de sûreté pour la réalisation d’opérations de démontage de certains équipements (notamment boîtes à gants et cisaille) qui n’ont plus d’utilité. Certaines de ces opérations ont débuté en 2005 et se poursuivent. Pour l’année 2006, l’exploitant a notamment concentré ses efforts sur le démontage des matériels présents dans la piscine 907 de l’atelier HAO/Sud et sur les boîtes à gants de la voie sèche de l’atelier MAPu. Par ailleurs, l’ASN a fortement incité COGEMA, à plusieurs reprises, à déposer au plus vite le dossier de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement (MAD/DEM) des INB correspondant à l’usine UP2 400 et à l’installation STE 2, à savoir les INB 33, 38 et 80. Les réflexions actuelles menées par l’exploitant amèneraient à la constitution d’un dossier de MAD/DEM en plusieurs étapes. Dans ce cadre, l’exploitant s’est engagé à déposer les dossiers relatifs à l’INB 80 au premier trimestre 2007 et ceux des autres INB fin de la même année. L’INB 80 continuera toutefois à recevoir les combustibles qui ne peuvent pas être reçus sur les ateliers de tête des usines UP3 et UP2 800 en attendant les modifications nécessaires à ces réceptions dans l’une de ces deux usines et assurera le transfert vers les piscines d’UP3 et d’UP2 800. 4 PERSPECTIVES La fabrication du combustible puis le retraitement de celui-ci à l’issue de son passage dans les réacteurs nucléaires constituent le cycle du combustible. En 2006, les installations du cycle du combustible n’ont pas connu de problème notable de sûreté. Cependant, dans un contexte où les contraintes économiques se font de plus en plus présentes, l’Autorité de sûreté nucléaire veille à ce que les solutions techniques retenues par les industriels soient et restent sans conséquence en termes de sûreté et de radioprotection pour les travailleurs, la population et l’environnement. Depuis l’intégration au sein du groupe AREVA de l’ensemble des exploitants du cycle du combustible français, l’évolution des différentes installations gagne en cohérence et des efforts sont engagés pour maintenir un niveau de sûreté satisfaisant. À cet égard, le site du Tricastin a pris en 2006 un nouveau tournant, avec le lancement des procédures relatives à la création de la nouvelle usine d’enrichissement par centrifugation et l’arrêt annoncé d’anciennes installations telles que l’INB Comurhex ou Eurodif. L’ASN considère ces évolutions comme positives et veille au bon déroulement des procédures associées. Sur le site de Romans, l’ASN note que des progrès en termes de sûreté et d’exploitation ont été accomplis et souhaite que la production et la gestion des déchets produits sur le site bénéficient de la même dynamique. En tout état de cause, l’ASN sera attentive à la pérennisation des progrès constatés. A l’usine Mélox de Marcoule, l’évolution de la dosimétrie retient toute l’attention de l’ASN. Dans le contexte d’augmentation de capacité de l’usine, les mesures prises pour assurer la radioprotection et maintenir la qualité d’exploitation seront au centre du contrôle de l’ASN dans les années à venir. Enfin, les efforts consacrés chaque année au contrôle des installations sur le site de La Hague permettent de conforter l’ASN dans son jugement sur la rigueur et le sérieux dont fait preuve l’exploitant. Cependant, la reprise des déchets anciens et la mise à l’arrêt et le démantèlement d’un certain nombre d’ateliers anciens de l’usine UP2 400 restent parmi les sujets prioritaires qui font et feront l’objet d’une attention soutenue de l’ASN. 377 CHAPITRE LES INSTALLATIONS DU CYCLE DU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE 13
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