333 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 texte révisé a été publié en 2006, sous la forme d’un guide relatif à la prise en compte du risque sismique à la conception des ouvrages de génie civil d’installations nucléaires de base à l’exception des stockages à long terme des déchets radioactifs. Il est le fruit de plusieurs années de travail d’experts français dans le domaine du génie parasismique. Ce texte définit, pour les installations nucléaires de base de surface, à partir des données de site, les dispositions de conception parasismique des ouvrages de génie civil ainsi que des méthodes acceptables pour: –déterminer la réponse sismique de ces ouvrages, en considérant leur interaction avec les matériels qu’ils contiennent et évaluer les sollicitations associées à la réponse sismique à retenir pour leur dimensionnement ; –déterminer les mouvements sismiques à considérer pour le dimensionnement des matériels. Les réévaluations sismiques Dans le cadre du réexamen de sûreté en cours, la réévaluation sismique consiste notamment à actualiser le niveau de séisme à prendre en compte en appliquant la RFS 2001-01 précitée. Pour le réexamen de sûreté à trente ans des réacteurs de 900 MWe, l’ASN a demandé à EDF d’étudier le dimensionnement au séisme des bâtiments électriques des réacteurs du palier CPY (Gravelines, Saint-Laurent-des-Eaux, Dampierre, Cruas, Tricastin, Chinon). Pour les réacteurs du palier CP0, l’ASN a demandé à EDF d’étudier le dimensionnement au séisme des bâtiments de l’îlot nucléaire et des salles des machines. Les études sont en cours pour définir d’éventuelles modifications de matériels ou de structures. Pour ce qui concerne le réexamen de sûreté à vingt ans des réacteurs du palier 1300 MWe, EDF a étudié la stabilité sous séisme des salles des machines des réacteurs de type P’4 (Cattenom, Nogent-surSeine, Belleville, Golfech, Penly) ainsi que la tenue du génie civil du bâtiment électrique et des auxiliaires de sauvegardes des réacteurs de type P4 (Flamanville, Paluel, Saint-Alban). Ces études ont mis en évidence le fait que le dimensionnement d’origine permet de garantir la tenue de ces réacteurs vis-à-vis des séismes maximaux de sécurité réévalués selon la RFS 2001-01. 3 7 2 Les inondations À la suite de l’inondation du site du Blayais, lors de la tempête du mois de décembre 1999, EDF s’est engagé dans une démarche de réévaluation du risque d’inondation externe et de protection des sites contre ce risque. Cette réévaluation porte notamment sur la révision de la cote majorée de sécurité ou CMS (niveau d’eau maximal pris en compte pour dimensionner les ouvrages de protection de la centrale et par la prise en compte d’aléas supplémentaires pouvant conduire à une inondation comme les pluies de forte intensité, la rupture de capacités de stockage d’eau, la remontée de la nappe phréatique. La conduite à appliquer aux réacteurs en cas de montée des eaux est également réévaluée. Un dossier a été établi pour chaque site et les travaux d’amélioration de la protection ont été déterminés. Les travaux rendus nécessaires par la réévaluation du risque d’inondation sont en cours et EDF s’est engagé à les achever d’ici à la fin de l’année 2007 pour ce qui concerne les risques d’entrées d’eau. L’autorisation pour la construction d’une digue périphérique de protection de la centrale de Belleville a en particulier été délivrée et la construction a commencé. En outre, la réalisation d’un muret périphérique sur le site du Bugey a été achevée. L’ASN considère que l’avancement des études et des travaux est conforme aux attentes. Néanmoins, pour le cas particulier de la centrale du Tricastin, les études de réévaluation de la CMS ne sont pas encore finalisées et des compléments sont attendus en 2007, notamment en ce qui concerne le risque de rupture de barrage.
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