Rapport annuel de l'ASN 2006

1 2 Les sources radioactives non scellées Les principaux radioéléments utilisés sous forme non scellées sont le phosphore 32 ou 33, le carbone 14, le soufre 35, le chrome 51, l’iode 125 et le tritium. Ils sont employés comme traceurs et à des fins d’étalonnage ou d’enseignement. L’utilisation de traceurs radioactifs incorporés à des molécules est très courante en recherche biologique. Ils sont ainsi un outil puissant d’investigation en biologie cellulaire et moléculaire. Les sources non scellées servent également de traceurs pour des mesures d’usure, de recherche de fuites, de frottement, de construction de modèles hydrodynamiques, ainsi qu’en hydrologie. Le nombre d’établissements autorisés à utiliser des sources non scellées est de 1061. 1 3 Les générateurs électriques de rayonnements ionisants Les générateurs électriques de rayonnements ionisants (en général des rayons X) sont destinés essentiellement à des analyses structurales non destructives (tomographie, diffractométrie…), des vérifications de la qualité des cordons de soudure, ou du contrôle de la fatigue des matériaux (notamment en aéronautique). Ces appareils, fonctionnant sur le principe d’atténuation des rayons X, sont notamment utilisés à titre de jauges industrielles (mesure de remplissage de fûts…) ou pour le contrôle de containers de marchandises ou de bagages. Il existe aussi des emplois plus spécifiques fondés sur la réalisation de radiographies en vue de la restauration d’instruments de musique ou de tableaux, l’étude en archéologie de momies ou l’analyse de fossiles. 255 CHAPITRE LES ACTIVITÉS INDUSTRIELLES ET DE RECHERCHE 10 L’excitation de la matière à analyser par un apport d’énergie permet d’obtenir un spectre dans lequel on peut reconnaître et quantifier la présence de la raie caractéristique du plomb. Le principe de la mesure est le suivant: le photon gamma émis par un radionucléide interagit, par effet photoélectrique, avec un électron de l’atome de la cible et l’éjecte de celui-ci. La désexcitation de l’atome pour revenir à son équilibre se traduit par l’émission d’un photon X (fluorescence X) dont l’énergie est caractéristique de l’élément à analyser (plomb). Les photons X émis sont comptés par un détecteur: leur nombre est proportionnel au nombre d’atomes de l’élément recherché par unité de surface. La précision des mesures est actuellement de 0,058 mg de plomb par cm2 de surface. Les appareils, qui sont portatifs, utilisent des sources de cadmium 109 (période 464 jours) ou de cobalt 57 (période 270 jours). L’activité de ces sources est d’environ 400 MBq. En 2004, a été mis sur le marché un nouveau type d’appareil qui ne comporte pas de source radioactive, ce sont des générateurs électriques fonctionnant sur le même principe d’émission de photons X de fluorescence. Toutefois, ce nouveau type d’appareil ne permet pas actuellement de respecter les critères définis dans l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb et ne peut donc plus être autorisé. Ces différents appareils sont utilisés par des organismes très divers, essentiellement des cabinets d’expertise, des architectes, des géomètres, des notaires, des agents immobiliers et des syndics d’immeubles. Dans ce cadre, l’ASN s’assure que les appareils offrent des garanties de radioprotection adaptées aux conditions d’emploi et impose aux utilisateurs des contraintes pour la manipulation et le stockage de ces appareils afin d’éviter les prêts non autorisés et les vols d’appareils.

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=